Bornes in America

6 juillet 2009

Derniers Kilomètres

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Dernière ligne droite pour Bornes In America. Ce mardi 23 juin 2009, nous sommes quittons Colonia. Située seulement à 50 km de Buenos Aires en traversant le Rio de Plata. Nous aurions pu rentrer par les nombreux bateaux journaliers, cependant nous n’avions aucune envie d’écourter le voyage et encore moins d’arriver dans le centre de Buenos Aires par la mer… Un détour de 600 km s’offre à nous pour rejoindre la capitale argentine.

Nous longeons donc le Rio Uruguay et nous posons dans un camping municipal. Nous profitons d’un dernier coucher de soleil magnifique et nous endormons à quelques mètres du Rio. Au réveil nous ne sommes plus qu’à quelques centimètres de l’eau, qui a sacrément montée et a transformé cette si charmante pointe en une ile. Nous nous empressons donc de filer avant que nous restions bloqués.

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Mercredi, nous nous rendons près de Fray Bentos, toujours en Uruguay. Pour pimenter nos dernières routes nous tentons quelques détours nous menant dans des pistes au milieu des champs et roulons à fond les ballons. La soif de vitesse se finit par une belle glissade pour PE après quelques virages déjà bien limite. Bien fait, on roulait trop vite… Pas une rayure, pas une égratignure, un bon fou rire, on repart plus prudent.

On remet le coucher de soleil splendide et le camping au bord du Rio en fin de journée. Par contre on se fait aussi un super assado (barbecue) et autour du feu, de quelques bouteille de vins locaux, on se refait le voyage jour par jour jusqu’à tard dans la nuit. C’est notre avant dernier soir…

Le lendemain la mission de la journée est de passer une frontière fermée : infranchissable selon les locaux. Apres avoir entendu tout et n’importe quoi sur les raisons, nous savons désormais que la frontière à proprement dite n’est pas coupée. Les administrations sont ouvertes. Par contre quelques kilomètres après un barrage est érigé et ne laisse passer personne depuis 2 ans. En cause, une nouvelle usine de papier (Botnia) super polluante contamine à très haute dose le Rio (d’eau potable) et les dommages écologiques seraient énormes. Tout le monde nous décourage et nous conseille de faire le détour de 200 km par le Nord. Au poste de frontière étonnés de nous voir, ils nous disent « A tout à l’heure », ou que c’est peine perdu.

Mais depuis 6 mois que vous nous suivez et d’ailleurs c’est aussi le bon moment de vous dire un immense merci pour vos super commentaires, votre enthousiasme qui nous ont toujours plus boosté au cours du voyage et pour tenir à jour nos épisodes.

Je disais depuis que vous nous connaissez vous savez bien que rien n’arrête Bornes In America. Alors même si ça n’a pas été facile du tout de discuter avec les « bloqueurs » nous avons découvert des personnes mobilisés contre l’inconscience écologique et un développement économique dépourvu de sens. « Si a
la Vida, fuera Botnia » : voici le site pour plus d’informations
www.noalaspapeleras.com.ar.

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Ainsi en fin d’après midi nous arrivons à Gualeguaychu. Nous sommes de retour en Argentine et avons bel et bien passé ce barrage. A la tombé de la nuit, refoulé par la police et les gendarmes nous dormons en bord de route.

Vendredi 26 juin 2009, dernier jours de route pour rejoindre B.A. Nous passons de 2 voies à 6 voies, la circulation est dense, le paysage s’urbanise. Seul diversion de la journée, un contrôle de police qui nous arrête ¾ d’heure et nous demande 223 € d’amende pour des raisons loufoques sans preuves. On se rebelle, s’excitons un peu et partons assez révoltés de cette tentative de corruption.

Arrivée sur la place du congrès de Buenos Aires à 15h03 heure locale (20h03 dans vos foyers).

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puis nous attendaient chez Tiphaine, Foulques, Bicu, Alex, Taz,

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23979 km, 169 jours, 7 pays traversés, 2 crevaisons, 2 chutes, 5 rayons de changés, 5 chaines consommées, 1 axe de transmission changé, 1 phare un compteur resté dans 1 virage bolivien, … La boucle est bouclée.

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1 juillet 2009

La boucle est bouclée

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2 jeunes hommes 

2 yamaha YBR 125 

23979 km

159 jours

7 pays traversés

2 crevaisons

2 chutes

….

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BORNES IN AMERICA :

La boucle est bouclée

Ce vendredi 26 Juin vers 18h nous sommes arrivés à Buenos Aires

Nous sommes actuellement en train de s'occuper de la revente de nos motos (la séparation ne va pas etre facile) puis le 8 juillet une autre séparation celle ou Béru montera dans un avion pour la France et PE s'envolera pour le Brésil

Cependant n'abandonnez pas le site qui vous réserve de nouvelles surprises:

Expo photos à venir (Lille, Paris), projet de DVD

et surtout les dernieres photos et films que nous vous avons concocté

 

 

24 juin 2009

Uruguay d’un trait

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L’Uruguay, 3 millions d’habitants pour 6 millions de bétails, des plaines à pertes de vue et une tranquillité hors du commun. Depuis le passage de la frontière, la route principale goudronnée est déserte seul quelques camions remontant au Brésil nous font dire qu’il y a de la vie ici. Pour dire sur un tronçon la route est triplement élargie, la signalisation nous est inconnue : elle est à la fois notre chemin mais aussi une piste d’atterrissage d’urgence ! La cote sauvage est superbe et on ne se lasse pas de s’arrêter dans les villages de pécheurs, toujours aussi tranquilles.

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Ce mercredi nous prenions la direction du Cabio Polonio, une réserve naturelle protégée par une immense dune et interdit d’accès aux véhicules. On y laisse donc les motos à l’entrée du par cet embarquons dans un 4X4 customisé pour ce type de trajet. Cabo Polonio : petit village de 80 ames s’ouvre à nous. Un vrai paradis sur terre, un cap vers la mer, des maisons toutes blanches aux volets bleus une place dans le style hyppie charmante et à la pointe des lions de mers se dorant la pilule au soleil. Pas de bruit, pas de moteur, quelques mouettes, et le bruit des vagues : sympa non ? 

On reprend la route, à 2 roues cette fois, et au fur et à mesure la cote sauvage laisse place aux immeubles oppressants des stations balnéaires  comme Punta del Este. Prisé par les Argentin brésiliens et uruguayens l’été pour la fête et les plages. Nous y sommes en hiver, c’est mort ! On trouve la ville laide et sans charme, pas d’intérêt d’y rester. 

On redoutait l’autoroute nous menant à Montevideo, mais au final, le tronçon n’est pas overbooké bien que la route ne soit pas la plus jolie. On arrive dans le centre de la capitale sans vraiment s’en rendre compte. La ville a de faux airs de Buenos Aires en moins jolie.

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Ce vendredi après midi, foulques et Olivier, 2 amis français résidents à BA nous rejoignent pour le week end. Direction Colonia de Sacramento, ville au bord du Rio
la Plata, juste de l autre coté de Buenos Aires. Nos 2 compères y louent un buggy pour suivre nos traces dans les pistes aux alentours. La location tourne assez court, le gérant raptriant le buggy au bout de la journée, le contrat n’autorisait pas la conduite hors de la ville, sur les plages, dans la boue, les fossés et flaques… Dire qu’ils voulaient juste suivre le quotidien de Bornes In America. 

On apprécie Colonia pour sa tranquillité, son vieux centre historiques ou il fait bon flâner.

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Ce vendredi Buenos Aires pointera son nez, 24 000 km plus tard, la boucle sera bouclée. Notons l’utilisation du futur qui tente d’éloigner le plus possible cette date… A la semaine prochaine pour vous faire partager notre arrivée, une analyse de l’équipement, bilan et toujours de la bonne humeur. 

PE et Béru 

15 juin 2009

Brasil les roues dans l’eau

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L’île de Florianópolis est tant agréable que l’on peine à repartir. Gueko, patron de l’auberge de village d’Armaçao, nous invite à passer le week-end dans son hôtel avec sa vue sur la mer. Concert de reggea local le samedi soir à la brésilienne, ambiance surf et cool attitude assurée, quoi de mieux ? On quitte Gueko comme si on l’avait connu depuis 10 ans, échange de mail, chic type ce mec, encore merci.

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On prend la route de la côte afin d’éviter
la BR 101, ses trois voies et ses péages. On profite pour admirer le littoral et les différents villages typiques. Justement, à Santa Marta, ou un français y a construit un phare, une partie de pêche générale a lieu sur la plage du village réunissant, on pense, tout les locaux des environs. La scène y est typique, les habitants ramenant à la main un énorme filet prenant toutes la baie et au final ayant récolté Une tonne de Taihina (? Sorte de mullet). On se laisse tenter par cette poiscaille délicieuse au barbecue ! 

 

Ce mercredi, on reprend notre route du littoral, le soleil est toujours aussi présent malgré un fond d’air frais. A Laguna, on admire les dauphins chassant les poissons à l’entrée du port et on cherche en vain les baleines franches à La villa : très mer en résumé. 

S’étant aperçu que deux rayons avaient lâché, on s’arrête dans une concession Yamaha d’une ville à la tombée de la nuit. Les mécanos et vendeurs nous invitent gentiment à un barbecue derrière la boutique ou ils nous font déguster leur carne dans une ambiance bien motorisée ;-)

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La route suit son cours ce jeudi ensoleillé, les kilomètres s’enchainent tranquillement, un peu trop justement. Au fur et à mesure des bornes, la 125 de Béru ronronne fortement quand il décélère et  tremble, rien de normal en bref, ca provient du moteur d’après notre analyse à chaud. Stop immédiat au premier village à la recherche d’un mécano pour diagnostiquer le problème, jour férié au Brésil, il est bien difficile de trouver une boutique ouverte ! Joel, nous ouvre gentiment son garage mais son diagnostic est sévère…De ce qu’on en a traduit du portugais, le roulement dans le bras de traction est trop usé, d’après poids, l’utilisation faite, chance…Pas le choix, le changement de la pièce est impérative, la moto passe la journée là-bas. 

 

Ce samedi on longe le littoral bordée de steppes avec au loin les dunes ensablées. On retrouve au fur et à mesure des kilomètres des faux airs de la pampa argentine, les Gauchos, les cowboys locaux, sont de plus en plus présent à cheval, on croise même un entrainement de rodéo. 

Lors de la partie de pêche à Santa Marta, un motard Brésilien que l’on a rencontré, nous donne un bon filon de motard : 250km de sable fin jusqu’à la frontière Uruguayenne, le long de la mer soit parcourir la plus longue plage du monde à Moto sur le papier, sympathique.

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Le Début de la plage n’est pas beau, le port industriel de Rio Grande au loin, ya mieux comme décor. Mais 10 kilomètres plus tard, la plage s’élargit, le sable mouillé nous permet d’avoir une meilleure adhérence et c’est parti pour 250km de sable, et aucun village ni humain. Sur la route, seule un porc égaré et un renard vient perturber notre rythme de croisière à fond les marrons. La sensation de liberté nous rappelle le Salar d’Uyuni pour notre plus grand plaisir. Nous sommes aujourd’hui à Chuy ville frontière. Adios Brazil, vamos en Uruguay dernier pays de la boucle ! 

11 juin 2009

vous connaissez la Bornilivie ?

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Voici une de nos préférées…

6 juin 2009

La valse du Mercure…

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La capitale paraguayenne, Asunción, est une ville sans grand charme. Avec ses 600 000 habitants et son passé historique succinct, la visite culturelle est restreinte, on la trouve sale et sans grand  intérêt.  On prend donc la route pour  Cuidad del Este, ville-frontière avec le Brésil assez rapidement. L’itinéraire nous offre un visage très différent du pays. Oublié la solitude du Chaco, les camions sont incomptables tellement nombreux, les stations essences idem et les restos routiers s’empilent les uns sur les autres. La route ne restera pas dans les anales, une étape transit comme on les nomme si bien !

En chemin un couple de retraités nous prête un bout de leur jardin pour la nuit et nous invite à partager leur repas du soir…Boucher de métier et toujours en activité, notre hôte du moment nous  raconte ses petites histoires autour d’un verre de vin, nous questionne sur
la France (Y-a-t-il des chevaux ?) l’accueil y est mémorable encore une fois ! 

Cette halte est aussi très symbolique pour nous ! Eh oui le compteur de nos petites bécanes passe notre barre mythique des 20 000km, une belle trotte tout de même, video de fete a la clef!! .Ce vendredi matin, dernières foulées au Paraguay et un revoir à un pays inconnu auparavant mais qui est ma foi sympathique à découvrir si vous vagabondez dans les parages, les gens y sont charmants !

 

 Do Brazil !! Pays mythique, on l’attendait mais aussi sa langue quelques peu différentes : le Portugais ! Dès le passage des douanes, on se découvre des talents de mimes, il n’est pas si proche de l’espagnol pour notre grand regret ! Une fois rentrée, Foz do Iguaçu, ville frontière surgit brusquement avec tours bétonnés, ses MacDo, ses drapeaux Auriverde flottant à chaque coin de rue ! On est bien  loin de la modeste Bolivie et ses maisons en Bric à Broc… 

Au programme ce dimanche 31 Mai, les impressionnantes chutes du Rio Paraná, près de Foz Do Iguaçu. Le décor verdoyant est superbe et reste Bouge-bet devant la masse d’eau déferlant de plus de 60m dans les 80 cascades, à voir !! 

fozflpolis026.jpg Qu’éveille pour vous le Brésil ?? Plage, soleil, chaleur, football…oué oué, nous aussi avant !! Pour l’instant c’est froid, pluie, autoroute et froid… Jonglant entre 2°c et 10°c, c’est une autre image du Brésil caliente ! En 2 minutes, tout les vêtements, cagoules comprises, sont au goût du jour, les kilomètres paraissent plus long avec les bouts des doigts congelés et les trois voies sont ennuyeuses… (On trouve des routes alternatives plus sympathiques quand même ). Les villages indiqués sur nos cartes en petit point sont des mégalopoles, où l’on peine à trouver des lieux tranquilles (Ouvert par le directeur de l’agence locale, le parking de la HSBC, fût un lieu de campement de choix pour une nuit paisible, du rêve en bref!). Ce mercredi le mercure se refroidit de nouveau, alors qu’on file vers la  côte. L’aprèm maillot sur la plage est dans nos rêves…par chance, en 300 kilomètres, le temps se réchauffe, Florianópolis s’ouvre à nous sous un climat bien clément Youpi !!

 fozflpolis110.jpg Relié par un pont, l’île de Santa Catarina, ou Florianópolis dans une de ses baies, c’est 70km de long offrant des plages de rêves, palmiers à gogo et sables blancs & co…Les vagues en font un repère pour surfeur averti…Le Brésil de nos rêves et des bouquins retrouve des couleurs enfin, bien que la petite fraîcheur n’autorise pas la baignade !!On ne peut pas tout avoir…  Bises

PE & Beru

31 mai 2009

Vidéo

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Voici la vidéo de l'ascension d'Huayana Potosi: Bornes in America prend de la hauteur…

 

27 mai 2009

Paraguay à l’Ail…

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La semaine noire sur Bornes ! 

On l’attendait, on la guettait, on l’appréhendait, elle est arrivée… la semaine noire mécaniquement signée Bornes In America vous souhaite la bienvenue ! 

Elle commençait si bien pourtant… La route asphaltée menant à Sucre ravit nos fesses quelques peu fatiguées de la piste uyunienne, les 160 km à parcourir sont une promenade de santé. Les Andes baissent d’un ton, de 4000m à 2000m, les virages s’enchainent, les arbres feuillus pointent leur nez, seuls quelques chiens errants perturbent notre conduite si tranquille… 

Sucre, capitale constitutionnelle, patrimoine mondial pour son vieux centre, un bon CV en bref pour une halte culturelle ! La ville est magnifique, les maisons plus blanches les unes que les autres lui donnent des airs méditerranéens, la balade nous charme et laisse rêveur ! On en profite pour chiner dans les derniers marchés boliviens, de profiter des dernières habitudes locales… 

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A partir de là, l’aventure, la vrai, prend du galon, les guides touristiques aux oubliettes, on part pour 1600km jusqu’à Asunción à la carte et au feeling. En entrée, 400km de piste sablonneuse en descente, les virages sur corniches se suivent, le stock de bidons d’essence volent à droite et à gauche…Bref un terrain bien propice à un écart. Justement, PE aux commandes devant, valse à l’entrée d’une épingle à droite dans le décor (sorte de fossé puis mur), sa moto et lui- même se retrouvant à l’envers…La scène glace le sang de béru qui s’empresse à son aide ! Plus peur que de mal, PE y laisse son compteur, son phare, un peu de sa fourche et quelques égratignures, rien de bien méchant physiquement, le plus important ! On en repart quand même un peu refroidi…Quelques dizaines de kilomètres plus tard, lors d’un franchissement banal de ruisseau, des pierres savonnettes font chavirer béru à l’eau, restant plus qu’à éponger les affaires ! Le petit bout d’asphalte fait plaisir, après tant de remous ! 

La route initialement choisi pour le Paraguay n’ayant pas de douanes, le goudron se prolonge jusqu’à Villamontes où on le quitte avec quelques sous, qui s’avéreront pas suffisants et des bidons d’essence. Place à une verdure hostile, sorte de jungle locale, La région du Chaco ! Après 70 kilomètres de sable bordés de Baobabs sous une chaleur de plomb en direction de la frontière, on demande l’hospitalité  à un camp de travailleur. Posant son poignard sur la table, le proprio demande à voir nos motos, histoire de sentir l’entourloupe ou pas, no problem senor ! Jouant sur l’intimidation, le brave homme nous accepte sans problème. Sa femme nous raconte l’histoire d’un belge assassiné, ya 15 jours sur la route, le fils écrase un scorpion  sous l’une de nos motos, la nuit fût courte…

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Le Paraguay s’ouvre à nous, plus de 400km à parcourir dans un no man’s land jusqu’au premier village, lieu de prestige pour les attaques à mains armés, soi-disant. Les pauses se font rares, la préoccupation première étant l’essence. Les bidons diminuent, les réserves s’épuisent au fil des km, la panne tant redouté esemble inévitable, on réfléchit à des alternatives…à l’horizon le village se découvre, ouf !! Ravitaillement, sandwich, le plus dur appartient soi-disant au passé en vain… En cherchant une pièce tombée le long de la chaussé, PE y laisse sa chambre à air, 1er crevaison après 19 000km chapeau quand même ! Réparation faite, la route doit nous mener à une colonie Mennonite, à 8 kilomètre de l’arrivée dans la pénombre, la chaîne de béru fait encore des siennes (pourtant huilé souvent) et se casse en deux ! Remorquage de fortune jusqu’au pueblo à deux. Après un diagnostic, son axe de transmission avant est mort, un rayon aussi ! PE y laisse un rayon también ! La totale mécanique… Heureusement, la colonie mennonite change vite fait nos esprits ! Des grands blonds et blondes, blancs de peau, parlants allemand à chaque coin de rue, et en aucun espagnol, passent des jours tranquille ici ! La situation est bien étrange en plein milieu du Paraguay, on nous explique l’histoire de leur colonie…l’école y est en allemand, les produits, les panneaux routiers aussi, original. La route jusqu’à Asunción est droite, très droite, agréablement asphaltée qui nous permet  d’oublier nos tracas mécaniques et d’admirer les pâturages et palmiers sur le bord de la chaussée le tout sous la pluie… 

Bonne semaine à tous 

PE & Béru

27 mai 2009

L’aventure péruvienne en vidéo

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Voici une petite vidéo correspondant à notre épisodé péruvien (la technique oblige toujours un petit peu décalée)

 PE & Béru

18 mai 2009

Salut Salar bien ?

Publié par bornesinamerica dans Non classé

On avale les derniers mètres en terre péruvienne avec une certaine excitation à quelques pas de la  Bolivie mais aussi avec une certaine nostalgie du Pérou, un pays que l’on a apprécié par ses marchés colorés, ses décors montagneux verdoyants, ses sites superbes, par la gentillesse des gens…, un pays à connaître. 

Bienvenidos en Bolivia ! Première halte à Copacabana (belle et bien en Bolivie), villégiature au bord du lac, où le magnifique coucher de soleil nous laisse rêveur… Dés le lendemain direction la capitale. Premier contrôle policier « corrompu » où l’on tente de nous soutirer quelques bolivianos, PE très fermement leur sort une loi internationale, le policier repart vexer dans sa cahute. Passage amusant ensuite dans un Bac en Bois usé, du détroit de Tiquina, flottant à peine, dire qu’il transporte des bus plein à craquer… La route menant à La PAZ est magnifique longeant la cordillère royale enneigée avec plus de 100 pics à 5000 m, un régal pour les yeux. Nos motos broutent tour à tour, la vitesse de croisière n’est pas bien rapide ce qui nous laisse d’autant plus de temps d’admirer ces sommets vertigineux… 

La circulation se densifie, les feux tricolores pointent leurs nez, les bus s’entassent sur le bord de la chaussée, les priorités sont d’un autre monde, la pollution pique les yeux,  bref nous sommes arrivés à La PAZ ! Ville typique d’Amérique du Sud, sauf que vous ajoutez le critère altitude, nous sommes à 4000m entourés de monts enneigés. La localisation de la city est vraiment étonnante. Au fur et à mesure, le plaisir de la conduite s’évapore, nous sommes coincés dans chaque rue, le trafic est exaspérant…bref on se détend comme on peut avec nos klaxons ! 

Le lendemain on déambule dans la ville, qui est en fait un marché extérieur gigantesque, ou l’on peut trouver tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi. Carrefour de voyageurs, comme Ushuaia, on est un peu déçu par la ville elle-même, excepté deux trois monuments ou places, elle n’a guère de charme. 

En amateur de défis, PE trouve son bonheur autour de la capitale. Huayna Potosi, ascension à 6088m, à quelques kilomètres, faisable en deux jours lui tend les bras…la vidéo arrive cette semaine retraçant ce moment magique, technique (corniche) et très éprouvant … 

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N’étant pas des friands de l’urbain à haute dose, on trace notre route vers le sud, avec comme objectif et pas des moindres : le mythique Salar d’Uyuni. Le « Ténéré blanc », le plus grand désert de sel au monde visible de la lune, 11500km2 de pureté, les superlatifs sont innombrables, c’est une étape mythique pour les routards, comme peut l’être la Maracaña au footeux. L’échec début avril, avec la galère mécanique dans le Sud Lipez nous avait refroidit sur les grands espaces du sud bolivien avec nos petites 125 vulnérables. En vain, en roulard de la vieille (18 000km au compteur), ca nous démangeait, on aurait été frustrés dans un pick-up touristique, il faut qu’on le traverse nous-mêmes, le seul risque étant de se perdre. On prend le maximum d’infos aux locaux et routards pour l’orientation à prendre, car on n’a pas de GPS et les boussoles sont introuvables, mais aussi sur les bons plans de campements (les nuits sont très fraîches soit- disant). On quitte l’asphalte, pour rejoindre le Salar. La piste nous rend tout heureux, ca faisait un bout de temps qu’on taquinait le bitume. En chemin coïncidence, on recroise un couple de cyclistes français de Clermont, déjà rencontré à San Juan (Arg), qui nous dit simplement de prendre des repères de montagnes à l’horizon. Entendu. Les abords du salar sont superbes, mélanges de blanc et de steppes, avant d’y entrer, un pit-stop s’impose au village du coin, pour prendre deux bières avec nos derniers bolivianos (les distributeurs existent très peu en Bolivie dans les petites villes)…histoire de trinquer en plein désert ! 

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On y accède par un petit chemin, puis direct le désert blanc se découvre sous nos yeux et c’est incroyable !! La vitesse de nos bécanes augmentent sensiblement, on prend en ligne de mire une île, et on trace comme des fous-furieux…la sensation est indescriptible, il n’y a pas de route, ya rien, seulement du sel ! On s’amuse à conduire les yeux fermés, sensation unique, on zigzague n’importe où comme des enfants. Le vent glacial à la tombée du soleil fouette nos joues, on s’en moque on est septième sel ! 

Arrivée sur l’ile sans aucun problème, tente montée, petit feux en prime, on partage nos impressions et on s’endort tout rêveur ! Le lendemain, direction Isla Incahuasi, au milieu du désert, avec ses cactus géants et son cadre unique. Séance photo, pause gâteau et on est reparti pour 90km de conduite mémorable. On ne s’en lasse pas, sur les derniers kilomètres, on est déjà nostalgique de ce terrain blanchâtre mais aussi tout fiérot d’avoir réussi le faire sans encombre. Ca aura été un des meilleurs moments de motos en six mois. 

Ravitaillement à Uyuni puis direction Potosi, ancien trésor et poumon économique bolivien, avec ses mines d’argent. Cette ville baroque, à 4070m, est notre dernière halte andine avant de redescendre dans la vallée. Ce samedi matin, habillé en mineur et casque sur la tête, on parcoure les galeries accroupies, allongés, à la découverte de l’argent. On y rencontre les mineurs avec leur situation déplorable, leur salaire de misère, leur espérance de vie de 48 ans, sorte de germinal local… 

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A la semaine prochaine, dans la vallée avec Sucre, bijoux d’Amérique du Sud sur le papier et la redescente vers les plaines paraguayenne…

N'oubliez pas la video des anniv à la suite de cet article, à ne pas manquer…

PE & Beru

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